ne etude d’une ONG norvegienne publiee le 14 janvier montre que les principales applications de rencontre tel Tinder, Grindr ou bien OkCupid partagent avec des annonceurs les donnees personnelles de leurs utilisateurs.

March 15, 2022 Off By Virgil Olson

ne etude d’une ONG norvegienne publiee le 14 janvier montre que les principales applications de rencontre tel Tinder, Grindr ou bien OkCupid partagent avec des annonceurs les donnees personnelles de leurs utilisateurs.

Une fonctionnel qui pourrait bien s’averer illegale.

Quoi De surcroi®t prive que le orientation sexuelle ? Pour les applications de rencontre les plus populaires du moment, la question ne merite apparemment meme gui?re d’etre posee. D’apres 1 recent rapport du Norwegian Consumer Council, une ONG basee a Oslo, Tinder, Grindr mais aussi OkCupid n’hesitent jamais a partager les informations de leurs utilisateurs aupres d’entreprises publicitaires. Parmi les informations divulguees : age, adresse IP, geolocalisation puis les « criteres de selection » choisis via nos internautes, qui correspondent generalement a leur orientation sexuelle.

« Hors de controle »

L’institution norvegienne a notamment etudie le cas de Grindr, l’application de rencontre destinee aux hommes homosexuels et bisexuels la plus populaire au monde. Resultat : le service transmet en moyenne a une douzaine d’entreprises privees la plupart informations concernant ses utilisateurs, dont un pseudonyme « officiel » mais aussi des codes permettant de les identifier (et donc de des cibler) plus rapidement par rapport i  leur orientation sexuelle et d’un ensemble de donnees accumulees a partir de un profil. Leurs coordonnees geographiques – latitude et longitude exactes – paraissent egalement transmises a ces firmes… qui sont elles-memes susceptibles https://www.besthookupwebsites.org/fr/rencontres-ethniques/ de les partager avec d’autres firmes, indique le rapport.

Le logo de Grindr. Credits : MichaelSpasari / Wikimedia (CC).

Autre exemple, l’application OkCupid a partage aupres d’une firme de marketing digital des informations concernant le moins sensibles sur ses utilisateurs, tel un origine ethnique et leur niveau de consommation de drogues, grace a un questionnaire soumis systematiquement a ses nouveaux inscrits. Comme le releve le New York Times, OkCupid comporte 300 « partenaires publicitaires » auxquels il est susceptible de revendre ce genre d’informations.

« A chaque fois que vous ouvrez une appli tel Grindr, des acteurs publicitaires recoivent vos informations »

Intitulee « Hors de controle : comment nos consommateurs sont exploites avec l’industrie d’la publicite en ligne », l’etude montre ainsi comment beaucoup de societes de ciblage publicitaire parviennent a exploiter des precisions personnelles de millions d’utilisateurs. Le mecanisme est le aussi que dans beaucoup de autres affaires du meme genre : des conditions d’utilisation opaques et complexes, des cases de « consentement » a tel ou tel partage de informations cochees par defaut dans les parametres… et des publicites « personnalisees » qui surgissent comme par miracle dans l’application d’la personne concernee, en fonction de ses actions et de ses preferences (en tout cas ce qui est defini comme tel).

« A chaque fois que vous ouvrez une appli comme Grindr, des acteurs publicitaires recoivent vos donnees GPS, les identifiants de l’appareil et meme claque que vous utilisez une appli de rencontre gay, denonce l’activiste autrichien Max Schrems dans un communique de presse relaye via l’AFP. C’est une violation insensee des droits europeens de confidentialite des usagers. » La plupart des societes de ciblage publicitaire proprement dit sont inconnues du grand public mais diverses paraissent aussi la propriete de firmes reconnues comme Twitter, souligne via ailleurs le militant.

How the gay dating app @Grindr shares GPS location, AdID and the fact you use a gay dating app with @Twitter and other ad companies…

Actions en justice

Un partage de precisions qui constitue une pratique courante, mais n’en demeure pas moins opaque… et potentiellement illegale. Aux Etats-Unis, une loi bien juste entree en vigueur dans l’Etat de Californie prevoit que les entreprises ayant recours a ce genre de confortables puissent permettre a leurs utilisateurs de mettre un terme « facilement » au partage de informations auquel ils paraissent soumis. Le RGPD europeen interdit quant a lui aux entreprises du numerique de collecter des renseignements jugees sensibles (origine ethnique, orientation sexuelle…) sur leurs utilisateurs sans avoir requis au prealable un consentement « explicite ». Or cette « facilite » et ce caractere « explicite » du consentement sont loin d’etre evidents au regard de l’actuel fonctionnement des applications de rencontre.

C’est vraisemblablement la raison pour laquelle l’association norvegienne a d’ores et deja depose plusieurs plaintes a Oslo, au cadre d’eventuelles violations une loi europeenne sur la question d’une protection des informations. Une coalition americaine d’associations de consommateurs a egalement annonce avoir envoye des lettres aux plusieurs autorites de reglementation federales et etatiques, les exhortant a enqueter Afin de savoir si les pratiques des entreprises violaient la loi.